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Modop Déconfinement


Modop Déconfinement
Le ministère du Travail a publié le 03 Mai 2020 un « protocole national de déconfinement pour les entreprises pour assurer la santé et la sécurité des salariés » face à l'épidémie de Covid-19. Entreprises et salariés disposent d’une semaine pour se l'approprier.

Un minimum de 4 M² par salarié, un plan de circulation, gestes barrière, interdiction de tester ses salariés…

1. Un espace de 4 M² par salarié

Chacun doit disposer d'un espace de 4 M² minimum, déduction faite des espaces de rangement (casiers, armoires étagères) ainsi que des espaces de circulation et salles de réunion.

Dans l'exemple cité par le ministère, un open-space de 700 m2 ramené à 135 m2 ne pourra donc accueillir que 33 personnes au lieu de 50 avant le Covid-19. D’où l'enjeu du télétravail.

Même exercice sur un supermarché de 2.000 m2 pour lequel résulte une surface résiduelle de 1.200 m2, permettant d'accueillir au maximum 300 personnes, clients et salariés compris.

Pour les surfaces supérieures à 40.000 m2, l'ouverture reste conditionnée à l'autorisation du préfet.


2. Plan de circulation


Il s’agit d’instaurer un plan de circulation depuis l'arrivée sur le lieu de travail jusqu'au départ, à deux niveaux :

- les espaces communs en interne

- la gestion de visiteurs externes : clients, fournisseurs, prestataires


Gérer les déplacements consiste à gérer du temps et des parcours :

- échelonnement des arrivées, des pauses, organisation d'une alternance de présence sur le lieu de travail vs télétravail.

- organiser un parcours balisé de barrières, plots ou marquages aux sols.


Ne plus fermer les portes est recommandé, avec une interrogation suspensive sur la compatibilité avec les normes incendie, notamment dans les immeubles de grande hauteur.


3. Protection individuelle : masques et gants


« Les équipements de protection individuelle sont un complément des mesures de protection collectives et ne sauraient s'y substituer », prévient le ministère du travail. Les masques ne sont préconisés qu'à défaut de pouvoir garantir le respect de la distanciation d'un mètre entre deux personnes. En outre, le protocole précise que l'employeur n'a pas d'obligation de fournir des masques FFP2 ou chirurgicaux « qui sont destinés aux professionnels médicaux ». FFP1 et masques « grand public » sont jugés suffisants.

Cependant, il est de la responsabilité de l'employeur de s'assurer de leur bonne utilisation et le fait d'équiper son personnel en équipements de protection ne permet pas de s'exonérer de ses obligations de réorganisation du travail.

Les gants sont, eux, tout simplement déconseillés parce que « vecteurs de transmission », sauf s'ils sont nécessaires à l'exercice du métier.


4. Campagnes de dépistage : interdites


Une autosurveillance par chaque salarié est bien plus efficace, souligne le protocole qui interdit les campagnes de dépistage du personnel.

Est notamment déconseillée la prise de température, la fièvre n'étant pas systématiquement un signal de la maladie et potentiellement masquée par une prise de médicament.


5. Prise en charge d’un collaborateur symptomatique


Il incombe à l’entreprise, « le cas échéant avec la médecine du travail, de rédiger préventivement une procédure ad hoc de prise en charge sans délai des personnes symptomatiques afin de les isoler rapidement dans une pièce dédiée et de les inviter à rentrer chez elles et contacter leur médecin traitant ».

Le protocole demande aux entreprises d’élaborer des « matrices de contact » « pour faciliter l'identification des personnes contacts en cas de survenue d'un cas avéré ».




https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/protocole-national-de-deconfinement.pdf





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